La parole à … Jeanne Ravel, animatrice socioculturelle

par | 14/05/2020 | Découverte métiers, La parole aux pros

Un métier, 5 questions : Animatrice socioculturelle

1/ Mon métier en un coup d’oeil

Je suis Jeanne Ravel, directrice de séjour, animatrice socio-culturelle et formatrice BAFA. Titulaire d’un DUT en animation socio-culturelle et d’un BAFA, j’ai travaillé pour 3 associations :

-Promofemmes à Bordeaux qui accueille des femmes primo-arrivantes et les informe sur la vie en France, les démarches administratives pour elles et pour leurs enfants — si elles en ont. En termes de missions, j’organisais les “salons de thé du mercredi” ainsi que les sorties parents/enfants dans différents lieux publiques de Bordeaux (bibliothèques, patinoire, musées). Ma tâche principale était de créer du lien entre les différentes femmes de l’association ;

-Oxygène à Bordeaux, association s’adressant aux personnes bénéficiaires du RSA, en situation de précarité financière et sociale. J’organisais des ateliers de théâtre pour valoriser l’expression et l’écoute ;

-L’Association des deux rives à Cadillac, s’adressant à un public qui vit en zone rurale. J’y organisais des stages de théâtre à destination des 6–15 ans.

Dans le monde de l’animation, il y a deux types de parcours :

-L’animation volontaire, validée par un BAFA comprenant une formation théorique, un stage pratique et une formation d’approfondissement ou de qualification. On peut travailler soit en accueil de loisirs, soit en séjours de vacances avec un public mineur ;

-L’animation professionnelle en centres sociaux ou associations à destination d’un public varié, aussi bien des jeunes que des personnes âgées en EHPAD.

2/ Mon métier, 3 qualités

Être très organisé·e, rassurant·e et responsable.

Et un petit plus : être curieu·x·se !

3/ Pourquoi accueillir un·e stagiaire ?

J’ai accueilli plusieurs stagiaires en animation volontaire, sur mes séjours de vacances. En tant que formatrice BAFA, j’accueille des stagiaires sur le terrain et c’est important pour développer les différentes méthodes d’accompagnement.

Quand on se sent à l’aise dans son domaine, c’est le moment où l’idée de transmettre ses compétences naît peu à peu.

Former quelqu’un, c’est expliquer pourquoi, comment et par quels outils on peut mettre en place nos actions. En d’autres termes, c’est « formaliser » notre quotidien. C’est enrichissant d’un point de vue professionnel car ça nous permet de progresser et d’évoluer.

Par exemple, une fois je n’ai pas pu valider un stagiaire en BAFA et ça m’a permis de prendre du recul sur mes outils d’accompagnement en tant que directrice. Cette expérience m’a donner l’opportunité de me remettre en question.

4/ Mon meilleur souvenir avec un·e stagiaire

L’été dernier, j’ai accueilli une stagiaire à priori très timide qui me disait pendant son entretien qu’elle était introvertie et pas très à l’aise avec le travail en équipe. Pourtant j’ai souhaité lui donner sa chance et elle s’est complètement lâchée ! Elle a fait une super animation en veillée et tous les jeunes étaient très contents. Cette expérience a reboosté sa confiance en elle.

5/ Mes conseils pour l’accueil d’un·e jeune en stage de découverte

Quand j’accueille des stagiaires, il y a 2 choses à prendre en compte :

-L’organisation de la vie quotidienne : rotation des douches, proposition d’activités etc.

-La sécurité physique, affective et morale : par exemple bien penser à prendre des gourdes pendant une balade à vélo.

Je demande toujours à mes stagiaires, d’arriver la veille pour avoir le temps de leur offrir une explication dynamique du séjour, du projet pédagogique (problématique du développement durable par exemple quand ce sont des séjours natures) et la présentation de la grille d’évaluation de stage.

Les stagiaires travaillent souvent en binôme avec un·e animateur·rice pour être rassuré·e·s. Le premier jour nous faisons un bilan pour savoir comment il·elle se sent par rapport au groupe puis il·elle peut ensuite gagner son autonomie s’il·elle le souhaite. À mi stage, je fais un autre bilan en reprenant les différents points de la grille d’évaluation puis nous mettons en place des axes d’amélioration, je donne des conseils et des exemples de cas pratique. En fin de stage nous faisons bien entendu une réunion de bilan global et d’évaluation.

Les stagiaires font preuve de beaucoup d’autoformation. Aussi, ils·elles ont le choix de dire ou non si ils·elles sont stagiaires aux participants de mon séjour.

Si nous avons le temps, le.la stagiaire propose une activité puis nous analysons ensuite les canaux d’amélioration. Par exemple, par rapport au choix d’une thématique particulière associée au séjour, le.la stagiaire peut proposer des activités en lien. Si c’est un camp en tente orienté « environnement », il peut être intéressant de lui donner à réaliser un jeu de piste pour collecter des déchets afin de les recycler, par exemple.

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