La parole à … Agathe Paret, étudiante en animation 2D/3D

par | 8/06/2020 | Découverte métiers, La parole aux pros

Un métier, 4 questions : animatrice 2D & 3D

1/ Mon métier en un coup d’oeil

Je suis Agathe Paret, étudiante en animation 2D & 3D à LISAA (L’Institut Supérieur des Arts Appliqués). Passionnée de cinéma et d’écriture, j’aspire au métier de réalisatrice et de scénariste après mon parcours d’études. Ce cursus me permet de m’essayer à d’autres exercices comme le storyboard par exemple. Dans ce processus d’apprentissage, je découvre les aspects techniques du métier, bien que mon pêché mignon soit l’écriture, la réalisation et la conception. L’idée est de pouvoir s’essayer à plusieurs exercices pour ensuite proposer un panel varié de compétences aux entreprises. Il faut prendre en compte une chose importante : nos professeur·es sont des professionnel·les. Le processus de réalisation d’un film comprend plusieurs phases et nos projets nous permettent de faire le lien entre toutes ces étapes de la préproduction à la post-production en passant par la production elle-même.

En ce moment, je suis en train de réaliser un court-métrage pour l’Association Enfance Majuscule avec un groupe de travail et ça nous permet d’apprendre beaucoup de choses par nous-mêmes. On s’entraide et à mon sens : c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Une cheffe de projet s’occupe de chapeauter l’équipe au cours de chaque étape :

  • Préproduction : rédaction du scénario, storyboard (dessins des plans), sequencing (rencontre entre le scénario et le storyboard), colorscript (retranscription de l’ambiance du décor), recherches et création des backgrounds (décors), character design (et mise en couleurs des personnages), recherches des « props » (objets qui seront animés dans les scènes et qui ne font pas partie du décor), puis animation rough (version préliminaire) ;
  • Production : Animation clean (remise au propre de l’animation rough), mise en couleurs des scènes frame par frame (image par image), ajout des backgrounds,…
  • Post production : compositing (ajouts d’effets spéciaux sur des logiciels comme After Effects, ajustements des couleurs, des ambiances,…) et editing (montage) avec sons, voix-off, musiques, bruitages,… et ajustement du timing, si besoin.

Et bien sûr, ajout du titre et des crédits.

Personnellement, j’adore le storyboard, le colorscript, la conception de backgrounds et de concept arts et la modélisation 3D (et donc, plus orientée pré-production). Une formation en animation requiert un apprentissage autodidacte (en partie), une sortie du cadre purement scolaire et une réelle mise en pratique pour anticiper son avenir professionnel (c’est d’ailleurs encore plus vrai quand nos professeur·es sont des professionnel·les qui n’ont pas, pour la plupart, une vrai méthode « pédagogique » d’enseignement, et s’attendent à faire cours à des étudiant·es très autonomes).

La plupart des choses que je sais, je les ai apprises par moi-même.

2/ Mon métier, 3 qualités

Être perfectionniste, curieux·se car un·e bon·ne réalisateur·rice doit s’intéresser au monde qui l’entoure et à n’importe quels métiers et étapes de l’animation. Et dernier point : il faut savoir garder la tête froide (et apprendre à déléguer, ce qui est beaucoup plus difficile que ce que l’on pense).

3/ Pourquoi accueillir un·e stagiaire ?

En plus de son statut d’élève, un·e jeune va pouvoir toucher du doigts le monde professionnel en parallèle de la théorie. Un stage permet de se professionnaliser et d’apprendre vite car on touche au concret.

Pour un·e professionnel·le, l’accueil d’un·e stagiaire lui apportera un regard neuf et lui permettra d’anticiper ses besoins de recrutement.

4/ Mes conseils pour l’accueil d’un·e jeune en stage de découverte

Pour un stage de découverte, le·la professionnel·le peut proposer à l’élève de s’essayer à l’écriture. Ça peut être intéressant de voir ce qu’il·elle peut proposer sur le film et ça permet d’avoir des idées nouvelles.

Sinon, en postproduction l’élève peut travailler sur du compositing avec le logiciel After Effects, ou même en lighting et texturing sur des logiciels de 3D tels que Maya et Substance. C’est d’ailleurs une bonne manière de découvrir de jeunes talents.

Sur le volet animation pure, le·la professionnel·le peut lui apprendre et lui donner à faire les in between (les intervalles entre les images), bien que cela reste une étape « risquée » de la conception d’un film dans le sens où ce qui va être créé à l’étape de la production sera ce que l’on verra à l’écran… peut-être une mission trop ambitieuse alors ?

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